Post précédentLes deux jeunes gens étaient entrés dans le serpent de fer avec une facilité déconcertante. On évitait le junki. Chacun s'escrimait à ne pas toucher le débrit qu'une frêle demoiselle tentait veinement de maintenir debout.
Artemis n'avait que faire des regard instants, dégoutés ou encore apeurés. Ils savait que ces même personnes tomberaient sous son charme s'il l'avait décidé. Homme, femme, enfant, vieillard , il ne doutait pas de pouvoir faire pousser un coeur à un androïde si l'envie germait dans son esprit ravagé.
Artemis Killery était le roi des émotions, le maitre depuis que les écrivain de la précédente terre avait fait naitre Don Juan. Artemis était le vice. Le vice et la douleur, la légèreté et l'insolence. Il était tout ce que les gens critiquaient et enviaient. Ce qu'ils n'osaient être. Voilà pourquoi il charmait tant d'inconnue, voilà pourquoi chaque faible défence tombait face à lui et, enfin, voilà pourquoi Thiann était encore là. Essouflée, exaspérée, mais à ses côtés.
La petite Thiann. La piquante Thiann. Si pleine de contradiction, détestant Artemis, mais sans se l'avouer fasciné par ce qu'il était ou ce qu'il restait de lui. Seule la fascination était assez forte pour la faire revenir vers lui alors qu'une autre semblait capable de s'en charger. Pourquoi avait-elle eu envie de l'extirper des griffes de ce diamant de société ? La curiosité qu'il lui inspirait.
Le tram ralenti , il entrait en gare. Chacun bougeait pour sortir avant l'étrange couple. Les usagers de cette voix connaissaient Killery, de vu ou pour avoir travaillé avec Caliban.
Les lumières de la gare inondèrent les premier wagons déhà éclairés. Bientôt le tram s'arrêtait en douceur déversant sa marée humaine. Une fois dehors Artemis ne pensa même pas à vérifier s'il n'avait pas prit l'hovercraft pour venir, il héla un taxi.
Ou plutôt Thiann le fit après avoir tant bien que mal acquis les informations nécéssaires pour mener Artemis jusque chez lui.
D'étranges questions roulaient dans le brouillard de son cerveaux.
Thiann pousserait-elle l'inconscience jusqu'à entrer dans le terrier du loup ? Quite à prendre une gifle de luxe ? Lui en voudrait-elle encore plus pour le débrit qu'il était alors que la vie lui donnait tout ? Ou se demanderait-elle simplement comment il en était arrivé là ? Se poserait-elle des questions sur lui ? Auquel cas comprendrait-elle son erreur ? Choisirait-elle de fuir quand elle comprendrait qu'elle avait perdu face à lui ?
Etrangement ces questions parlaient toutes de Thiann.
Il lui en voulut, il fallait qu'il la gagne pour pouvoir s'en libéré.
Ça devenait urgent.
_________________
